L’œnotouriste est avant tout un visiteur, un voyageur, un touriste connecté

[ŒNOTOURISME] - L'article sur LinkedIn : https://lnkd.in/eEgCmTW


L'Œnotourisme est aujourd'hui au cœur de bien de discussions. Les régions viticoles sont en pleine l'effervescence sur ce sujet et beaucoup de professionnels de la filière Viti se posent des questions. Il est donc temps d'éclaircir sur une notion importante : l’œnotouriste est avant tout un visiteur, un voyageur, un touriste.


Le tourisme et l’hexagone


La France est une destination touristique !  Nul ne peut contredire cette affirmation, même si la comptabilisation du nombre de visiteurs étrangers chaque année tient compte de tous ces voyageurs qui traversent l’hexagone en direction de leur destination de villégiature hivernale ou estivale en Espagne, au Portugal, en Italie, en Suisse… Comme le signale Sébastien BAZIN, PDG d'AccorHotels. 20 à 30 millions de visiteurs traversent la France sans y dépenser un centime, sans s’arrêter. En y regardant bien, un premier constat de bon sens s’impose : Tous ses visiteurs étrangers, ses voyageurs qui ne font traverser la France sans s'y arrêter, sans y dépenser, traversent bien souvent nos régions viticoles. Il y a là un potentiel a exploiter si nous leur donnons l’occasion, l'envie de s’arrêter ne serait-ce qu'une journée.

« Chaque année, sur les 89 millions de voyageurs internationaux, on sait que probablement de 20 à 30 millions de ses personnes là ne dépensent quasi rien en France.» Sébastien BAZIN, PDG d'AccorHotels, sur le plateau de Good Morning Business - mardi 20 mars 2018

En ce qui concerne les voyageurs étrangers qui choisissent la France comme destination, près d’un tiers d’entre eux choisissent la France avec comme principale motivation la gastronomie et … les vins. Une fois encore, un constat de bon sens s’impose : avec de telles motivations, le potentiel touristique que représentent ses voyageurs étrangers pour nos régions viticoles est colossal. D’autant plus depuis que le tourisme est à présent érigé comme un axe prioritaire de l’attractivité de la France avec l‘ambition confirmée par le gouvernement d’attirer 100 millions de visiteurs par an en France d’ici 2020.

« Lorsque l’on interroge les touristes étrangers sur les raisons pour lesquelles ils viennent en France, un tiers d’entre eux viennent avec pour principale motivation la cuisine et nos vins. », Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des affaires étrangères, le 6 mars 2018

Enfin, n’oublions pas que le vin est avant tout perçu par les français comme une part inaliénable de notre culture. De ce point de vue également, le potentiel touristique avec la clientèle hexagonale pour nos régions viticoles est colossal.


Destination touristique ou Œnodestination ?


La France est une destination touristique, une terre de tourisme culturel, de patrimoine, d’activités sportives et de loisirs. Parallèlement, la France a la chance d'être aussi une terre agricole qui compte 17 régions viticoles, parmi les plus anciennes et les plus réputées. Ce rapprochement n'est sans intérêt, en effet le vin a cela de particulier qu’il fait partie de notre patrimoine, de notre culture, de notre civilisation. L’histoire de la culture de la vigne se lit dans les paysages de France, au travers des terroirs, des climats, des clos, des abbayes, des châteaux et de tout ce bâtit propre au vin et son commerce.

Cependant, par exemple, quand on vient à Saint Emilion pour tout ce que ce nom évoque : les grands vins, les châteaux, les templiers, le village classé, ses rues pavées, son histoire, son église monolithique, ses macarons, son ambiance. Saint Emilion vit par et au travers du vin, mais pas seulement. Parmi les plus de 1,2 millions de visiteurs par an, très nombreux sont ceux qui ne visitent que le village et ses boutiques sans même se rendre dans un château, une cave, une parcelle de vigne. Quelles qu’en soient les raisons, les visiteurs de la destination « Saint Emilion » ne sont pas tous des oenotouristes ! 

Une destination touristique dans une région viticole ne se détermine donc pas que comme une Œnodestination !  L’œnotourisme n’est qu’une partie de l’offre touristique d’une telle destination. Sa part dépend notamment de la capacité des acteurs de la filière viti à se faire connaitre des visiteurs, les attirer et les séduire.


Source : "Une visite de chais". Vignes & Verres


Persona, typologie, adaptation des offres pour construire le plan d'actions


Attirer vers un château, une cave, un touriste qui se pique d’une curiosité pour les choses du vin n’est pas forcément chose facile, même dans un village viticole. Ouvrir son domaine et ses chais, proposer des dégustations et disposer un panneau en bord de route n’est pas suffisant : Les visiteurs qu'on espère recevoir, qu'on attend, même, doivent savoir qu'on existe. C’est au vigneron, au propriétaire d’attirer leur attention, de leur donner envie de venir à sa rencontre, de les séduire, en somme !

Encore faut-il savoir qui on souhaite séduire, à qui on souhaite s'adresser, qui sont les visiteurs potentiels et donc quels moyens se donne t-on pour les séduire ? Pour répondre a ces questions, Atout France, au travers de ces études sur l’œnotourisme, propose quatre profils d’oenotouristes :

  1. Les épicuriens : Selon Atout France, ils représentent 40% des œnotouristes. Ils sont motivés par leur envie de profiter du moment, des expériences qui leurs sont offertes et la convivialité qui caractérise leur mode de vie. La connaissance encyclopédique du vin a bien moins de valeur pour eux que la saveur de bons moments de partage entre amis autour de bons plats. Amateurs de vin assumés, leur cave se compose de leurs achats fait très souvent en direct lors de visites et après une dégustation.

  2. Les explorateurs : Selon Atout France, ils représentent 20% des œnotouristes. Ils sont motivés par une véritable envie de découvrir, comprendre et admirer tout ce que le vin recèle de mystère, de magie. Pour leur plaire, il faut être dans l’authenticité, le vrai, le secret partagé. Leur plaisir se décline entre le partage avec leurs amis de la découverte de quelques pépites et flacons rares (peu importe le prix) et l’association gastronomique des mets et des vins.

  3. Les experts : Selon Atout France, ils représentent 16% des œnotouristes. Ils sont les meilleurs connaisseurs du vin. Ils cultivent leur connaissance, quasi savante du vin, entre connaisseurs pour faire partie du cercle des initiés. Même si le cérémonial du service du vin leur est familier, ils apprécient le partage de connaissances que leur offrent vignerons et sommeliers.

  4. Les classiques : Selon Atout France, ils représentent 24% des œnotouristes. Ils sont motivés par la découverte du patrimoine, de l’histoire. Sensibles aux valeurs que représentent les circuits courts, l’artisanat, les producteurs indépendants, ils aiment visiter et faire rimer voyage et culture.



Comme on le voit, il est presque impossible de ne proposer qu’une offre pour s’adresser à tous les potentiels oenotouristes. Par conséquent, il devient important de fixer ses priorités, de choisir a qui on peut et veut s'adresser et d’adapter les offres !!!


D’autant plus, qu’à ces quatre typologies, nous devrions ajouter quelques questions importantes :

  1. Comment adapter les offres aux familles ?

  2. Comment ouvrir les offres aux groupes ?

  3. Comment s’adresser aux entreprises ?

  4. Comment proposer des activités ludiques de découverte du vin ? ...

Comme on vient de le voir, l'adaptation des offres aux profils et types de clients qu'on souhaite adresser est le point capital pour réussir un projet d'œnotourisme, en faire une activité créatrice de valeur ajoutée pour le château, le domaine. En paraphrasant un homme politique célèbre, on peut affirmer que gouverner c'est choisir. C’est bien en choisissant ses clientèles cibles qu'il devient possible d'adapter les offres, d'arbitrer entre les différentes possibilités offertes, de définir ses priorités, et enfin construire son plan d’actions pour faire de l'oenotourisme un levier de croissance.

"Mes chambres d'hôtes me permettent de vendre 1.500 bouteilles sans bouger de chez moi!" Nadine David, 55 ans, qui exploite 4,7 hectares près d'Épernay avec son mari et ses deux fils. 


Source : "Dégustation & Oenotourisme" par Vignes & Verres


Faire, faire savoir et se distinguer.


En parallèle du « faire » il ne faut pas oublier le « faire savoir ». C’est en croisant le chemin du voyageur, en croisant le regard du touriste que vous pourrez le séduire et lui proposer de venir vous rendre visite. Le vigneron qui ouvre sa cave, son domaine doit aller au-devant de ses visiteurs. La communication des offres est indispensable.

Il existe plusieurs étapes dans le cycle du voyageur (rêver, chercher, planifier, réserver, préparer, ...) et globalement trois phases de communication avec les voyageurs : avant le voyage, pendant le séjour, après les visites. En amont, le futur touriste prépare son voyage, ses itinéraires, ses réservations. Comme le montre toutes les études sur le tourisme, cette préparation est quasi exclusivement effectuée par internet. En effet, l’expérience touristique commence sur le numérique pour une part croissante des voyageurs. Ils cherchent et réservent sur mobile, allant jusqu’à éliminer de leur recherches des hôtels dont le numérique n'est au cœur de l'offre (pas de wifi ou wifi payant, pas de réservation en ligne...). Le numérique permet notamment d’enrichir, améliorer, augmenter l’expérience client. Il s’intègre irrémédiablement dans les différentes étapes du cycle du voyageur (rêver, chercher, planifier, réserver, préparer, ....). Il permet correspond aux nouveaux comportements et aux attentes des voyageurs :

  • pour faciliter les interactions entre le voyageur et les professionnels (démultiplication des points de contact sur le parcours client connecté),

  • pour guider les touristes sur leur itinéraire préparé et les ramener sur leur route a l'occasion de visites imprévues, de détours occasionnels ou d’opportunité détectées au dernier moment (portes ouvertes, marchés, événements...)

  • pour améliorer l’expérience visiteur tant sur Internet que sur les lieux proprement dit par des facilités, des aides personnalisées (panier d’achat simplifié, ticket de réservation dématérialisé, suppression des temps d’attente, ...) ;

  • et pour finir de personnaliser l'accueil, les contenus, les propositions de services et les offres.



Source : "Le parcours du touriste connecté" par Vignes & Verres


Le numérique est désormais au cœur de l’expérience touristique, ne pas l'utiliser, ne pas y être est une erreur ! C'est notamment l'une des raisons pour lesquelles, lorsqu'on propose des offres d'oenotourisme, il est indispensable de disposer et de maîtriser de sa "vitrine digitale", de son site internet. Avoir ou non son site internet, à jour, avec ses offres mises en avant n'est pas une option. C'est le premier acte de la communication du domaine viti, la base sans laquelle on reste introuvable.


D'autant que la vitrine digitale se trouve désormais directement dans la poche des voyageurs. Ne l'oublions pas, le voyageur de 2018 est un touriste totalement connecté ! Le mobile est désormais au cœur de l’expérience touristique. Il faut penser sa présence depuis et pour le mobile (stratégie de contenu, site Internet, commercialisation, expérience utilisateur, etc.). Selon Criteo, plus d’un tiers des réservations se font depuis des appareils mobiles et cette proportion peut monter à 80 % pour les réservations de dernière minute. Pour les agences en ligne, le mobile représentait même 45 % des réservations au quatrième trimestre 2017.


Et vous ! Professionnels de la filière, coopérateurs, négociants, vignerons, propriétaires de vignobles avez-vous déjà adaptés vos offres d'œnotourisme ?

Maîtrisez-vous votre vitrine digitale ?

- Saint Emilion / Lamothe-Montravel -

  • Noir LinkedIn Icône
  • Noir Facebook Icône
  • Noir Icône Instagram
  • Noir Twitter Icon

Référencements et engagements de Vignes & Verres

LogoBdxFrenchTech.jpg
datadock.jpg
Logo-Ocapiat.png
Logo_clubdelapressebordeaux.png
innovin-logo2017-RVB.jpg
LogoFoodTech.png

©2020 by Vignes & Verres. Made with love in Saint Emilion & Périgord